jeudi 25 février 2016

Bébés Obèses



Un bébé obèse a plus des probabilités de rester obèse ou
en surpoids pour le reste de sa vie adulte

On se soucie généralement de la santé d’un bébé qui ne mange pas ou peu, et rarement de la santé d’un bébé qui mange trop. S’il est vrai qu’une sous-alimentation peut être la cause de carences diverses (protéines, fer, vitamines et autres éléments essentiels à la croissance de l’enfant), il est également vrai qu’un excès alimentaire chez un bébé entraîne un surpoids puis dans la majeure partie des cas une obésité manifeste.

Le surpoids et l’obésité se définissent comme une quantité de graisse dans le corps qui dépasse un certain seuil, que l’on calcule grâce à l’indice de masse corporelle ou IMC.


Un bébé est considéré en surpoids quand il pèse plus de 4 kilos à la naissance. Cette particularité porte un nom: la macrosomie. Pour être dans la bonne moyenne, un bébé né à terme doit peser entre 2,5 et 4 kilos.

Selon l’OMS Le nombre de nourrissons et de jeunes enfants (de 0 à 5 ans) en surpoids ou obèses dans le monde s’est accru, passant de 32 millions en 1990 à 42 millions en 2013. Si la tendance actuelle se poursuit, le nombre de nourrissons et de jeunes enfants en surpoids atteindra 70 millions à l’horizon 2025.

* Faute d’intervention, les nourrissons et les jeunes enfants obèses le resteront vraisemblablement pendant leur enfance, leur adolescence et à l’âge adulte.

* L’obésité infantile est liée à toute une série de complications sanitaires graves et à un risque accru d’apparition précoce de maladies, dont le diabète et les cardiopathies.

* L’allaitement exclusif au sein jusqu’à l’âge de six mois est un bon moyen d’empêcher les nourrissons de devenir obèses.

Il faut commencer à prévenir l’obésité chez les enfants tôt. Avant même la naissance. Dès la grossesse et les premiers mois de vie, certains facteurs augmentent déjà le risque de l’enfant d’avoir un excès de poids.

La prédisposition génétique est essentielle dans l'obésité, qui est une maladie affectant les centres cérébraux de régulation du poids. Certains individus sont programmés génétiquement et biologiquement dès leur conception. Il se pourrait que certains phénomènes indirects intervenants pendant la période prénatale, comme la dénutrition majeure chez la future mère, le tabagisme ou le diabète gestationnel, interviennent in utero sur la programmation du cerveau et favorisent une obésité chez l'enfant à naître.

Recherche


Les laits pour bébés les plus riches en protéines favorisent l'obésité


Une étude parue dans l’American Journal of Clinical Nutrition en mai 2014, rapporte que les enfants nourris avec des laits pour bébés riches en protéines ont un indice de masse corporelle plus élevé à l’âge de 6 ans que ceux ayant reçu une alimentation moins riche en protéines. Leur risque d’obésité est multiplié par 2,5.

Les préparations pour nourrissons (0 à 4-6 mois) et les préparations de suite (4-6 mois à 12 mois) sont des préparations à base de lait de vache, un lait à l'origine bien plus riche en protéines que le lait maternel. La composition de ces laits est modifiée pour s’adapter aux besoins de l’enfant. Le but est d’essayer de se rapprocher le plus possible de la composition du lait humain. En ce qui concerne les protéines, la différence entre préparations pour nourrissons/préparations de suite et lait humain est quantitative et qualitative.

Les bébés nourris avec des préparations infantiles ingèrent sur une journée plus de protéines qu’un enfant nourri au sein. Ceci expliquerait que leur prise de poids la première année est plus rapide. Le lait humain contient en moyenne 1g de protéines/dl.

Cette étude est un essai clinique randomisé réalisé en double-aveugle qui s’inscrit dans le cadre du projet européen multicentrique (Belgique, Italie, Allemagne, Pologne et Espagne)  “The Childhood Obesity Project” .

1090 enfants en bonne santé ont été nourris  lors de leur première année  avec des préparations contenant plus ou moins de protéines. Dans un premier temps, jusqu’à l’âge de 5 mois environ, les nourrissons ont reçu des préparations contenant soit 2,05 g de protéines/dl soit 1,25g/dl. A partir de 5 mois, les préparations de suite contenaient soit 3,2 g de protéines/dl soit 1,6 g/dl. Les enfants appartenant au groupe recevant les préparations riches en protéines ingéraient environ 6 à 8 g de protéines de plus par jour.

588 enfants nourris avec le lait de leur mère ont servi de groupe de référence. Les premiers résultats montrent que les enfants nourris avec des préparations infantiles plus riches en protéines prennent plus de poids la première année de leur vie et sont plus lourds à deux ans.

A l’âge de 6 ans, les enfants nourris avec les préparations infantiles contenant plus de protéines ont un indice de masse corporelle plus élevé. Leur risque de devenir obèse est près de 2,5 fois plus élevé que pour les enfants ayant reçu des préparations contenant moins de protéines. Les enfants ayant reçu le moins de protéines et ceux nourris au sein ont des mesures anthropométriques similaires.


Bébés obèses à cause de l’introduction des aliments solides avant l’âge de 4 mois


Des chercheurs du Children’s Hospital Boston et  de la Harvard Medical School dans une étude publiée dans la revue américaine Pediatrics en février 2011, ont examiné le lien entre le calendrier d’introduction des aliments solides pendant la petite enfance et le développement de l’obésité à 3 ans.

Selon l’étude, les bébés dont l’alimentation serait diversifiée avant l’âge de 4 mois auraient 6 fois plus de chance de souffrir d’obésité à l’âge de 3 ans que les autres.

Pour cette étude, les chercheurs ont examiné les données sur 847 enfants inscrits dans le projet Viva, une étude à long terme des femmes et leur progéniture. Les femmes ont d'abord été recrutés avant la naissance de leurs bébés, et ils ont été suivis pendant au moins trois ans.

Ils ont suivi 847 nourrissons répartis dans des groupes selon le moment où ces bébés ont été exposés aux aliments solides, c’est à dire avant 4 mois, 41/2 mois, et 6 mois, avec une différenciation sur le mode de nourriture  allaitement ou lait maternisé .

Les chercheurs ont constaté que 67 pour cent des enfants étaient nourris au sein et 32 ​​pour cent ont été nourris au biberon. Quand les jeunes étaient âgés de 3 ans, 9 pour cent étaient considérés comme obèses.

Dans le panel de nourrissons allaités au sein, le moment de l’introduction d’aliments solides n’a pas laissé d’incidence sur la probabilité d’une obésité avérée. Par contre, chez les nourrissons alimentés au lait maternisé, l’introduction d’aliments solides avant l’âge de 4 mois a été associée à une évidente multiplication (multipliée par 6) du risque d’obésité dès l’âge de 3 ans.


Les bébés nés par césarienne sont plus susceptibles de devenir obèses à l'âge adulte


Selon une étude réalisée par des chercheurs de l'Imperial College de Londres, publiée dans la revue PLoS ONE en février 2014, la césarienne pourrait influer sur le poids corporel plus tard.

L’étude, qui comprend des données provenant de 10 pays, a constaté que l'IMC moyen des adultes nés par césarienne est d'environ une demi-unité de plus que ceux nés par voie basse.

Les auteurs manifestent qu'ils ne peuvent pas être certains que l'accouchement par césarienne provoque un poids corporel plus élevé, que l'association peut se expliquer par d'autres facteurs qui ne ont pas été enregistrées dans les données qu'ils ont analysées.

Il existe des mécanismes plausibles par lesquels une césarienne pourrait influer sur le poids corporel plus tard, les types de bactéries saines dans l'intestin différer chez les bébés nés par césarienne et par voie vaginale, qui peut avoir des effets généraux sur la santé. En outre, la compression du bébé pendant l'accouchement par voie vaginale semble influencer les gènes qui sont activés, ce qui pourrait avoir un effet à long terme sur le métabolisme.


Donner des boissons sucrées aux bébés pourrait conduire à l'obésité cinq ans plus tard


Selon une recherche réalisée par le Centre pour le contrôle et la prévention des maladies des États-Unis (CDC) en septembre 2014, les enfants qui sont nourris avec des jus et boissons sucrés avant 1 an, sont plus susceptibles d'être obèses cinq ans plus tard.

Les chercheurs ont analysé des enquêtes mensuelles faites aux mères de 1,189 enfants pour connaître leurs habitudes alimentaires durant les 12 premiers mois de vie et ensuite elles ont été à nouveau enquêtées lorsque leurs enfants avaient 6 ans.

Ils ont déterminé que 17% des enfants qui avaient consommé des boissons et des jus sucrés avant la première année de vie étaient obèses à l'âge de 6 ans, en comparaison au 8,6 % atteint chez ceux qui n’en avaient pas consommé.

La situation était encore plus grave si l'on considérait ceux qui avaient commencé à les prendre avant les 6 mois de vie : leur possibilité d'être obèse à l'âge de 6 ans a été de 92% fois plus grande que ceux qui n'en avaient pas consommé (20,4% contre 8,6 %).


L'obésité pendant la grossesse fait courir plusieurs risques à l'enfant


Un vaste projet européen a été lancé en janvier 2012 pour évaluer l’impact de l’obésité pendant la grossesse sur le développement de l’enfant. Les travaux, financés par la Commission européenne, viennent de livrer leurs premiers résultats en 2015.

L’une des études de ce consortium, réuni sous le nom de Dorian (Developmental ORIgins of healthy and unhealthy AgeiNg: the role of maternal obesity), a été menée en Finlande, à l’Université de Helsinki. Elle porte sur plus de 13.000 personnes suivies depuis les années 1930 à nos jours.

Elle révèle que les enfants, dont la mère a été obèse dans les derniers mois de la grossesse, ont des risques accrus de développer un diabète de type 2, des pathologies du cœur, ou de subir un arrêt cardiaque. D’autres données suggèrent que le poids et le développement cardiaque de l’enfant sont directement liés au poids que la mère a pris au cours de sa grossesse  et non seulement au poids qu’elle avait avant d’être enceinte.

Une étude de l’Université d’Edinburgh a mis en évidence l’importance d’un régime sain au cours de la grossesse. Selon les conclusions des chercheurs, le placenta de la mère qui suit un régime riche en matière grasse et pauvre en micro-nutriments, ne parvient pas à protéger le fœtus contre le cortisol, l’hormone du stress. Ces carences peuvent réduire la croissance du bébé et augmenter les risques qu’il souffre, à l’âge adulte, de troubles de l’humeur.

DORIAN est un projet de recherche qui a débuté en janvier 2012 et poursuit son cours sous la direction du Conseil supérieur de la recherche scientifique de Pise. Ce projet multidisciplinaire a pour but de générer une meilleure compréhension des mécanismes de bases du développement fœtal et le vieillissement. En particulier, le Consortium de DORIAN a analysé l'impact de l'obésité maternelle sur la manière de vieillir et les pathologies dégénératives qui y sont associés auprès des enfants au cours de leur vie. 

Les scientifiques du consortium appellent les Etats européens à produire des guides de recommandation sur l’alimentation pendant la grossesse. Ils soulignent l’urgence de mettre en place des stratégies de prévention et d’informer les populations sur les risques à long terme de l’obésité chez la femme et sa descendance. Près d’un humain sur trois souffre d’obésité ou de surpoids dans le monde, selon l’Organisation Mondiale de la Santé. En France, l’obésité touche 15% des adultes.


Les femmes enceintes obèses ou en surpoids sont plus disposées à perdre leur bébé


Une étude réalisée par des chercheurs de l'Imperial College de Londres, publiée dans the Journal of the American Medical Association en avril 2013, montre que les femmes ayant un indice de masse corporelle plus élevé (IMC) avant ou au début de la grossesse ont un risque plus élevé de décès de l'enfant pendant la grossesse ou l'accouchement et peu de temps après la naissance. Les femmes sévèrement obèses courent le plus grand risque : trois fois plus élevé que les femmes avec le poids sain.

Les risques de décès sont multiples. Pour cinq unités d’IMC en trop, le risque de mort fœtale ou de mortinatalité est augmenté de 25%. Il se manifeste toujours après l’accouchement : le risque de mort périnatale ou néonatale grimpe de 15% pour une femme en surpoids, de même que celui de mort du nourrisson.

Ces résultats soulignent l’importance de surveiller son poids. La santé du fœtus n’est pas la seule en jeu, signalent les auteurs : les risques de développer diabète ou hypertension gestationnels, de diabète de type 2 ou de prééclampsie sont aussi plus élevés lorsque la future mère est en surpoids.


Obésité chez le bébé

Il ne faut pas oublier qu’une suralimentation au cours des deux premières années de vie, en plus de causer une augmentation de volume des cellules adipeuses entraîne également une augmentation de leur nombre avec une plus grande prédisposition à l’obésité une fois adulte avec de grosses difficultés pour perdre du poids ou le stabiliser.

Une vigilance dès les premières années de l’enfant est fondamentale et sera la garantie de résultats durables en cas de surpoids ou obésité. Les parents devraient être les premiers à tirer le signal d’alarme face à un bébé dont le poids se situe bien au-dessus de la courbe de poids. Le pédiatre saura alors orienter les parents pour un rééquilibrage de l’alimentation.

La courbe de croissance


La masse graisseuse d'un enfant est appelée à évoluer pendant toute sa croissance. Un enfant ou un bébé obèse ne peut pas s'identifier de la même manière qu'un adulte. L'IMC est utilisé pour déceler l'obésité chez les adultes, mais n'est pas utilisable correctement chez un enfant.

Afin de déterminer si un enfant est obèse ou en surpoids, le médecin se réfère aux courbes de croissance se trouvant dans le carnet de santé de l’enfant. Les courbes de croissance des filles et des garçons sont différentes.

Le percentile


Un autre moyen de reconnaître un bébé obèse utilisé par les pédiatres et les médecins est de calculer le percentile du bébé. Il s'agit de la position statistique du poids d'un enfant par rapport aux autres enfants du même sexe et du même âge.

Causes de l’obésité infantile


La cause la mieux identifiée est le diabète de la mère. Quand la femme enceinte est diabétique, l'enfant qu'elle porte est nourri par un sang trop chargé en sucre. Son organisme va réagir en produisant davantage d'insuline, qui, étant aussi une hormone de croissance, entraîne une augmentation de sa corpulence. Cela explique 20% des surpoids à la naissance. Le mécanisme est le même si la mère développe son diabète pendant la grossesse (diabète gestationnel) ou si elle était diabétique avant de tomber enceinte.

Une autre cause importante est le surpoids maternel, avant la conception ou résultant d'une grosse prise de poids pendant la grossesse (plus de 20 kilos). Les bébés en surpoids sont aussi plus fréquents chez les femmes qui ont été elles-mêmes un «gros bébé» ou qui ont eu d'autres gros bébés ou des grossesses multiples. Etre âgée de plus de 38 ans peut aussi avoir un impact. On compte enfin davantage de surpoids chez les bébés nés après le terme et chez les garçons.

Le fait que l'un ou les deux parents soient obèses est un facteur de risque important pour l'apparition du problème chez un enfant. Les chances d'hériter de surpoids se situent alors entre 60% et 70%, essentiellement à cause du régime alimentaire que préconiseront les parents à l’enfant, ainsi que l’absence de pratique d’une activité physique régulière.

Le manque d’information sur la façon de bien se nourrir et le fait que les aliments sains soient peu disponibles ou abordables contribuent au problème. La commercialisation offensive des aliments et des boissons énergétiques auprès des enfants et des familles l’exacerbe encore davantage.

Dans certaines sociétés, les normes culturelles enracinées de longue date  – comme l’idée largement répandue qu’un gros bébé est un bébé en bonne santé  pourraient peut-être encourager les familles à suralimenter leurs enfants.

Le monde de plus en plus urbanisé et numérisé offre de moins en moins l’occasion de pratiquer une activité physique salutaire sous forme de jeu. Le surpoids ou l’obésité réduit encore les possibilités qu’ont les enfants de participer à des activités physiques collectives. Ils deviennent alors moins actifs sur le plan physique, d’où le risque d’engrenage ultérieur.

Facteurs contribuant à l’obésité chez le nourrisson


* l’indice de masse corporelle (IMC) des deux parents avant la grossesse ;
* la prise de poids de la maman pendant la grossesse ;
* le poids du bébé à la naissance ;
* introduction d’aliments solides trop tôt ;
* l’existence d’un tabagisme maternel pendant la grossesse ;
* l’absence d’allaitement.


Les complications liées à l’obésité infantile


Ce sont les plus petits qui sont le plus susceptibles de souffrir de maladies dès la petite enfance, mais qui ont aussi une probabilité de rester obèses ou en surpoids pour le reste de leur vie adulte, avec les risques consécutifs de maladies cardiovasculaires et autres pouvant en découler.

Un bébé obèse est exposé aux mêmes risques qu'un adulte obèse. Il aura plus de chance de développer plus tard :

* des maladies cardiovasculaires ;
* de l'arthrose ;
* une dépression ;
* un diabète.

Si l'obésité de l'enfant n'est pas prise en charge avant qu'il atteigne ses 8 ans, il aura 75 % de chance d'être obèse une fois adulte.

Le fait de le passer trop vite à une alimentation solide peut entraîner des carences et un excès de protéines augmentant d'autant le risque de surpoids.

Les complications qu’un enfant peut courir du fait de son obésité sont des troubles orthopédiques (comme les genoux en X et les pieds plats), des problèmes pulmonaires, des risques d’hypertension et du diabète de type 2.

À moyen terme, il existe la possibilité du développement de facteurs de risque cardiovasculaires en raison de fortes concentrations de cholestérol dans le sang, accompagnée d'une pression sanguine élevée, d’une faible estime de soi et d’un développement psycho-physique altéré. Les probabilités de rester obèse à l’âge adulte sont de 20 à 50% avant la puberté et de 50 à 70% après la puberté.


Prévention de l’obésité chez le nourrisson


Plusieurs études cliniques montrent qu'il est préférable de débuter la prévention contre le surpoids et l’obésité le plus tôt possible  avant l‘âge de deux ans  pour qu'elle soit efficace.

Il faut, dès la naissance, donner au bébé toutes les chances d'être en forme et juste en poids en respectant certains principes nutritionnels primordiaux.

* Pour les nouveau-nés et les nourrissons, l’allaitement maternel ou le lait maternisé adapté est préconisé. Le lait de vache est déconseillé avant l’âge de 1 an, la diversification alimentaire ne doit pas être trop précoce.

* Dès la diversification alimentaire, il est important de respecter le rythme des 4 repas quotidiens, pris au calme et à horaires réguliers.

* Les repas doivent être donnés suivant un rythme établi et non systématiquement lorsque l'on croit que le bébé a faim.

* Ne pas répondre aux pleurs du nourrisson en le nourrissant systématiquement. Les pleurs peuvent exprimer plutôt un besoin d’affection ou simplement un besoin de succion.

* Ne pas obliger l’enfant à manger. L’appétit du nourrisson varie d’une journée à l’autre. S’il boit généralement bien et ne perd pas de poids, il ne faut pas s’inquiéter s’il ne finit pas un biberon de temps à autre. Ne pas obliger l’enfant à finir son assiette. Ainsi, il apprendra à écouter ses signaux de faim et de satiété.

* L’eau est la boisson idéale pour se désaltérer. La consommation de jus de fruits, même naturel, devrait se limiter à 1 verre par jour. Les jus de fruits contiennent beaucoup de calories et ne comblent pas la faim.

* Éviter d’ajouter du sucre dans les yogourts, les purées de fruits. Les sodas et sucreries sont à exclure.

* La motricité est à stimuler par l’utilisation de tapis d’éveil pour permettre et apprendre au bébé de bouger.

Un enfant qui a un poids santé pendant sa petite enfance est moins susceptible de souffrir de surpoids plus tard. Des mesures de prévention de l’obésité doivent être instituées quelques mois après la naissance pour réduire la forte proportion de l’obésité dans les générations futures.


Alimentation idéale pour le bébé


Le choix d’une alimentation saine pour les nourrissons est décisif car les préférences alimentaires s’établissent très tôt. Donner aux nourrissons des aliments énergétiques, riches en graisses, en sucres et en sel est l’un des principaux facteurs de l’obésité infantile.

L’allaitement maternel demeure l’alimentation idéale du nouveau-né. Le lait maternel couvre de manière optimale les besoins liés à la croissance et au développement. Les 4 à 6 premiers mois constituent une période de forte croissance, surtout sur le plan cérébral, et la composition en acides aminés et en acides gras du lait maternel est particulièrement adaptée à cette situation. Le lait maternel apporte également des agents anti-infectieux et anti-bactériens, incluant des immunoglobulines, qui jouent un rôle important dans la stimulation du système immunitaire.

A partir de quatre mois peut intervenir la diversification alimentaire, une étape fondamentale aussi bien pour le développement du bébé que pour son éducation gustative.

La période de la diversification alimentaire est capitale pour assurer une mastication normale et le développement du langage. La qualité, la quantité et la variété des aliments solides peuvent être augmentées peu à peu à un rythme qui est généralement dicté par le bébé. Les farines pour bébé sont souvent les premières introduites (mélangées à du lait maternel ou pour nourrissons), suivies par les purées de légumes, les panades de fruits et la viande.

Il est conseillé de lui présenter un seul aliment nouveau par jour pour lui faire découvrir le vrai goût de chaque aliment et détecter une éventuelle intolérance.


Un élément à garder constamment à l’esprit dans la première année de vie est l’apport en fer de l’alimentation. Introduire progressivement dans l'alimentation des nourrissons, des céréales, des fruits et des légumes avant les aliments sucrés ou avec excès de graisse. La meilleure façon de déterminer la taille correcte des portions pour l'alimentation saine d'un bébé est de comparer la taille de son repas avec celle de son poing, laquelle ne doit pas être plus grande.


Voir aussi :



mercredi 17 février 2016

La Musique Favorise le Développement du Cerveau de l'Enfant



La musique éveille les fonctions mentales et physiques de l'enfant,
développe ses capacités intellectuelles


Des recherches démontrent que lorsqu’un enfant écoute de la musique classique l’hémisphère droit de son cerveau est activé  et que lorsque l’enfant étudie un instrument de musique, les hémisphères droit et gauche s’activent tous les deux.

Dans le ventre de sa mère, le fœtus est baigné dans un environnement sonore permanent. Même si l’enfant est passif dans son écoute des bruits qui l’entourent, il entretient un rapport particulier avec ce qu’il entend : les sons qu’il perçoit ont sur lui des effets bénéfiques (ou négatifs parfois).

La musique calme, apaise et sécurise l’enfant, elle éveille ses fonctions mentales et physiques, développe ses capacités intellectuelles. Lorsque le fœtus écoute de la musique, elle confère et produit en lui un effet de relaxation et d’harmonie. Effet qui dure, même après la naissance.

Au fil des mois, l’ouïe du nourrisson et tous ses sens se développent participant ainsi à la maturation du système neuronal. La musique contribue à l’éveil des bébés.

La musique participe au bon développement global du nourrisson. Quand il écoute, son cerveau est fortement sollicité : il analyse, dissèque, tente de comprendre le fonctionnement et le langage musical. Très vite, l’enfant comprend que la reproduction des sons et l’écoute de la musique sont deux choses bien différentes.

L’exposition à la musique produit de nombreux bienfaits sur un cerveau d’enfant. Il accélère l’acquisition du langage, l’écoute des compétences, la mémoire et la motricité. Les expériences musicales intègrent ces différentes compétences en même temps, ce qui entraîne la création de multiples connexions neuronales dans le cerveau.

L’exposition à la musique améliore également le raisonnement spatio-temporel. Il s’agit de la capacité de voir des pièces démontées, et pouvoir les réassembler mentalement. Les compétences en mathématiques dépendent aussi de ce genre de raisonnements.

L’éveil au monde sonore participe au développement global du petit. L’enfant est une vraie éponge, il retient d’innombrables parcelles d’informations des découvertes et des observations qu’il fait.

L’effet Mozart


Le public a découvert l'effet Mozart en 1993 grâce à une étude menée par le Dr Frances Rauscher de l'Université de Californie à Irvine. Avec ses collègues, elle avait observé que 36 étudiants au baccalauréat en psychologie avaient obtenu des résultats de 8 ou 9 points plus élevés lors de leur test de QI spatial après l'écoute, pendant 10 minutes, de la Sonate pour 2 pianos en ré majeur , K.448, de Mozart.

Des études ultérieures ont montré qu'écouter de la musique de Mozart déclenche des changements dans le comportement  en ce qui concerne les états d'alerte et de calme , de l’affectivité  induit des états émotionnels  métaboliques  augmentation de la teneur de calcium et de la dopamine dans le cerveau.

Les bienfaits de la musique, notamment certaines pièces de Mozart, pourraient être dus à des pulsations par minute et aux hautes fréquences des instruments, car ils changent l'état du cerveau  en particulier dans les domaines liés à l'hémisphère droit, où se trouvent les fonctions spatio-temporelles  le rendant plus réceptif.

La musique de Mozart en ce qui concerne les autres compositeurs a des caractères distinctifs : les sons de ses mélodies sont purs, précis, ce sont des sons hautement harmoniques, et les rythmes, les propres mélodies, la métrique, le ton, le timbre et les fréquences de sa musique semblent stimuler le cerveau humain, en activant les neurones.

Il s’en est suivi un grand intérêt pour la recherche sur les études des effets de la musique sur le fonctionnement humain, notamment sur le développement des bébés.

La méthode Tomatis


Le Dr Tomatis, otho-rhyno-laryngologiste, chirurgien, psychologue et inventeur, fut le premier à observer, vers 1950, que nous chantons grâce à nos oreilles. Il avait remarqué que les travailleurs d'usine ayant une perte d'audition avaient fréquemment aussi des distorsions dans la voix. Il avait aussi noté que les chanteurs d'opéra ayant des troubles de la voix pouvaient subséquemment souffrir d’une perte auditive. Ce phénomène fut ensuite vérifié scientifiquement et nommé «effet Tomatis».

Surnommé Dr Mozart par ses patients, il a été le premier à parler de l'«effet Mozart», qui lui a inspiré une méthode particulièrement utile pour traiter les problèmes d'apprentissage et les troubles de comportement.

La méthode Tomatis est une méthode basée sur la «rééducation de l’écoute». Elle s’adresse aux personnes (enfants et adultes) aux prises avec divers problèmes de voix, d'écoute, d'apprentissage ou de communication. Parmi les troubles les plus souvent traités, on retrouve le déficit de l'attention, les retards d'apprentissage, l’autisme, la dyslexie, les problèmes de motricité et de langage et les difficultés d’apprentissage de langues étrangères.

Le but de sa technique est de rééduquer les muscles de l'oreille interne, de façon à laisser de nouveau percevoir à l'oreille toute la palette sonore. La rééducation de l'oreille se fait par l'écoute d'œuvres de Mozart dans lesquelles on retrouve une abondance de hautes fréquences, particulièrement dans les concertos pour violon qui ont été filtrées. L'invention du Dr Tomatis, baptisée «oreille électronique», consiste en des écouteurs modifiés permettant la transmission du son par l'air, mais également par les os.

Plus de 200 centres Tomatis partout dans le monde accueillent maintenant des patients, certains présentant des troubles graves, d'autres désirant simplement développer une écoute plus attentive.

Écouter de la musique harmonieuse est bénéfique pour le cerveau des bébés, les répercussions étant visibles au niveau de leur épanouissement physiologique et psychologique.


Apprendre la musique dans l'enfance stimule le cerveau à l'âge adulte


Selon une étude réalisée par des chercheurs de la Northwestern University publiée dans le Journal of Neuroscience en 2014, apprendre à jouer d’un instrument lorsqu’on est enfant prévient le déclin cognitif chez les seniors.

Les chercheurs ont suivi un groupe de 44 adultes, âgés de 55 à 76 ans. Chaque volontaire a écouté une version synthétisée de la syllabe «da». L’activité de la région du cerveau qui réagit aux sons a été enregistrée en même temps. Certains participants avaient appris à jouer d’un instrument enfants, d’autres non. Les premiers n’avaient pas joué depuis des dizaines d’années.

Les participants formés à la musique ont tous montré de meilleurs résultats. Ceux qui ont reçu des cours pendant plusieurs années étaient un peu plus rapides à réagir au son.

Les réponses du cerveau au son n’étaient qu’une milliseconde plus rapides chez les participants ayant appris la musique dans l'enfance. Être plus rapide d’une milliseconde ne paraît pas considérable, mais le cerveau est très sensible aux durées. Une milliseconde, pour des millions de neurones, peut créer une vraie différence chez les personnes âgées.

Apprendre le piano ou le violon à un enfant améliore durablement la façon dont son cerveau perçoit les sons. Le cerveau est éduqué : il apprend à distinguer les musiques et les dialogues des autres sons. Une capacité particulièrement utile, puisqu’elle peut aider à suivre des conversations dans des environnements bruyants, comme des restaurants.

Lorsque nous vieillissons, le cerveau évolue. C’est pour cela que les personnes âgées répondent plus lentement aux sons qui changent rapidement, comme les paroles. Or, plus on s’entraîne pendant l’enfance, plus le cerveau répond vite à une sollicitation orale.

Cette découverte est importante : le temps de réaction neural est le premier à se réduire lorsqu’on vieillit. Il est donc important de l’entretenir dès le plus jeune âge.


La musique classique favorise le développement cérébral chez l’enfant


Selon une étude présentée par des chercheurs de l’Institute of Education de l’université de Londres en janvier 2014, la musique classique peut encourager le développement intellectuel de la population, en particulier les enfants.

Les enfants qui étaient dans les premiers stades de l'enseignement primaire et écoutaient de la musique classique, n'ont développé aucun type de préjugé et quelques années après, ils ont été en mesure d'apprécier les différents types de musique, ce qui a augmenté leur concentration et autodiscipline.

Les enfants ont été exposés à différents types de musique classique. Les pièces étaient variées, augmentant la difficulté comme ils passaient les jours, en améliorant leur capacité à saisir les détails, distinguer des sons et répondre aux idées sophistiquées. D’autre part, il a également été montré que les enfants peuvent explorer leurs sentiments et utiliser leur imagination.


Le chant nourrit le cerveau des enfants


Selon une étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Münster, Allemagne, jouer en chantant favorise le développement des enfants à l'école maternelle. Le livre “Singing in Childhood - An Empirical Study of Health and School Readiness of Kindergarten Children and the Elementary Canto Concept for Practical Implementation” fut publié en décembre 2010.

L’étude complète et détaillée a impliqué 500 jardins d'enfants. Durant les premières années de leur vie, les enfants ont besoin d'avoir beaucoup plus de possibilités d'interpréter joyeusement des chansons que celles qui leur sont actuellement proposées. 88% des enfants qui chantaient fréquemment de cette façon étaient, selon les conclusions médicales, prêts pour une scolarité normale, par rapport à seulement 44% pour les enfants qui chantaient moins souvent.

Pour la première fois, l'étude a fourni les preuves empiriques convaincantes qu'interpréter des chansons de façon joyeuse contribuait au développement des enfants des maternelles dans tous les domaines, physique, mental et social dans une mesure qui avait été sous-estimée. Cela s'applique en particulier au développement de leur langage, à leur comportement social et au contrôle des agressions. Chaque enfant peut profiter de nombreuses façons du fait de chanter davantage, en particulier les enfants issus de milieux immigrés ou sans instruction.

Une explication pour ces conclusions est apportée par des études neurobiologiques et physiologiques, qui montrent que chanter conduit à une plus grande production d'hormones de bien-être et à la réduction des hormones de l'agression.


Jouer d’un instrument de musique très jeune, fait travailler le cerveau des enfants


Selon une étude réalisée par des chercheurs du Boston Children’s Hospital parue dans PLOS One en juin 2014, il pourrait y avoir un lien biologique entre l’apprentissage musical et une meilleure fonction exécutive. Cela se traduit notamment par de meilleurs résultats académiques ou une meilleure régulation du comportement.

15 enfants apprenant la musique, 15 musiciens professionnels ont subi des IRM. Les résultats du scanner ont été comparés à ceux de deux groupes de contrôle, des adultes et enfants n’ayant pas appris la musique hors de l’école. Les examens révèlent que les musiciens ont de meilleurs résultats aux tests cognitifs mesurant la fonction exécutive. Ainsi, les aires du cortex préfrontal sont plus actives lorsque l’on demande à un musicien de passer rapidement d’une tâche à l’autre.

Les fonctions exécutives sont un fort prédicateur de la réussite académique, plus encore que le Q.I. Ces résultats ont de réelles implications dans l’éducation, l’entraînement musical peut en réalité aider à préparer l’enfant à un meilleur avenir académique.

La fonction exécutive n’est pas seulement utile sur le plan académique. Au quotidien, elle permet d’assimiler et retenir rapidement des informations, ajuster son comportement au contexte ou encore faire les bons choix. Chez certaines personnes, et dans certaines pathologies comme l’hyperactivité, cela pose problème. Les résultats peuvent aussi avoir du sens pour les enfants et les adultes qui ont des troubles de la fonction exécutive, comme les enfants avec trouble de l’attention avec hyperactivité ou les personnes âgées.


Prendre des cours de musique avant l'âge de 7 ans favorise le développement du cerveau


Les travaux menés par des équipes des universités Concordia et McGill publié dans la revue Journal of Neuroscience en février 2013 montrent que les enfants ayant été initiés à la musique très tôt présentent des connexions plus fortes entre les régions motrices de leur cerveau. Ces zones cérébrales sont liées à la planification et à l'exécution des mouvements.

Les auteurs estiment que la période de 6 à 8 ans constitue une phase névralgique durant laquelle la formation musicale agit sur le développement cérébral et peut modifier durablement les habiletés motrices ainsi que la structure du cerveau.

Les chercheurs ont fait subir à 36 musiciens adultes une épreuve motrice ainsi qu'une scintigraphie cérébrale. La moitié de ces sujets avaient commencé leur formation musicale avant 7 ans, et les autres, après cet âge. Toutefois, les deux groupes possédaient le même nombre d'années de formation et d'expérience. Ces données ont été comparées à celles de sujets qui n'avaient aucune formation musicale.

Le test de motricité consistait à évaluer la capacité des sujets à exécuter une séquence apprise de mouvements. Il a révélé que les musiciens précoces jouissaient d'une plus grande synchronisation.

Pour ce qui est de l'analyse de la structure cérébrale, elle a permis d'observer chez les musiciens précoces une augmentation de la substance blanche du corps calleux. Celui-ci est en quelque sorte un faisceau de fibres nerveuses qui relie les régions motrices droite et gauche du cerveau.

Mais cette recherche a surtout permis d'établir clairement que plus l'initiation à la musique débute tôt dans la vie, plus cette connectivité est importante.

En outre, l'analyse des scintigrammes ne montrait aucune différence entre les non-musiciens et les musiciens ayant entrepris leur formation plus tardivement. Cette information laisse à penser que les effets postulés sur le développement du cerveau surviennent tôt ou n'ont simplement pas lieu.


Influence de l'enseignement de la musique sur le cerveau de l’adolescent


Selon une étude réalisée par des chercheurs du laboratoire des neurosciences auditives de la Northwestern University d’Evanston parue dans les PNAS en juillet 2015, le cerveau peut à la faveur d’une expérience débutée à l’adolescence, faire encore preuve de plasticité.

Les chercheurs ont évalué les effets d’un entraînement musical sur le développement des capacités auditives de lycéens de 14 ans (19 adolescents) et ont comparé les résultats obtenus à ceux enregistrés dans un "groupe contrôle" composé d’élèves qui avaient choisi, eux, de faire du sport (21 élèves).

Ils ont d'abord noté les réponses neuronales au son et les performances langagières avant que les adolescents ne débutent leur entrainement respectif réalisé dans le cadre de leur cursus scolaire. Puis ils les ont de nouveau évaluées lors de leur dernière année de lycée, trois ans plus tard.

Les scientifiques ont testé les adolescents sur leur "mémoire phonologique", responsable du stockage temporaire des informations verbales. Et sur leur "conscience phonologique", autrement dit la conscience que les mots sont composés de phonèmes ou de sons. Cette faculté nous permet de percevoir, de découper et de manipuler les unités sonores du langage telles que la syllabe, la rime et le phonème. Enfin, ils ont évalué la capacité des adolescents à rapidement nommer les mots.

Il ressort qu’un entraînement musical débuté au lycée modifie bien l’évolution du développement cérébral chez l’adolescent. Plus précisément, il influe sur la stabilité du processus de traitement de l’information auditive par le cerveau et accélère la maturation des réponses auditives au niveau du cortex.

Enfin, le groupe qui avait reçu un enseignement musical avait une meilleure conscience phonologique que le groupe qui avait reçu un entraînement sportif. Il apparaît que l’entraînement à la musique, même débuté tard dans l’adolescence, peut augmenter le traitement neuronal des sons et apporter un bénéfice sur le plan du langage.

Ces résultats renforcent l’idée selon laquelle le cerveau de l’adolescent demeure encore réceptif à l’entraînement à la musique.


La musique aide les enfants à développer leur langage


Selon une étude réalisée par des chercheurs de l'université Northwestern dans l'Illinois publiée dans le Journal of Neuroscience en septembre 2014, la musique a le pouvoir de développer le cerveau des enfants pour faciliter leur apprentissage du langage.

Les chercheurs ont étudié un groupe de 44 enfants âgés de six à neuf ans durant deux ans. Ils ont voulu observer l'influence des cours de musique sur l'évolution de leur maîtrise du langage et de la communication. Les enfants étudiés étaient issus de quartiers défavorisés présentant plus de risques d'échec scolaire et de problèmes sociaux. Ces enfants ont pris part à un programme offrant des cours de musique gratuits.

Les neurologues ont posé des électrodes sur le cuir chevelu des enfants, alors qu'ils n'étaient encore que sur la liste d'attente pour intégrer les leçons de musique. Au bout d'un an, aucune différence notable n'a été observée entre les enfants ayant suivi les cours de musique, et les autres.

Mais après deux ans, la donne a changé. Après avoir entendu un morceau de Mozart, les cerveaux des enfants ayant étudié la musique émettaient des ondes. Une fois ces ondes captées et amplifiées grâce à l'électroencéphalogramme, les chercheurs ont réalisé que ces ondes étaient réminiscentes du signal capté par les oreilles. En somme, le cerveau des petits apprentis musiciens était capable de rejouer le morceau plus vite et de manière plus précise que les autres.

L'apprentissage de la musique est un bon moyen d'améliorer les fonctions neuronales, donc le langage.


L'apprentissage de la musique chez l'enfant permettrait de réduire l'anxiété et de contrôler ses émotions


Une étude menée par des chercheurs de l'école de médecine du Vermont publiée en décembre 2014 dans la revue scientifique Journal of the American Academy of Child & Adolescent Psychiatry, affirme que jouer de la musique permet aux enfants de mieux se concentrer, de savoir comment contrôler leurs émotions et réduit l'anxiété.

L'étude poursuit les travaux antérieurs de James Hudziak, un des chercheurs de l'équipe, dans lesquels il montrait que certaines parties du cortex cérébral, la couche extérieure du cerveau, s'épaississaient en période d'anxiété et de dépression, même chez les enfants en pleine santé. Son rôle, ici, a été de déterminer s'il existait ou non des facteurs capables d'influer positivement cette zone du cerveau.

Les scientifiques ont scanné les cerveaux de deux cent trente-deux jeunes participants âgés entre 6 et 18 ans. Après avoir remarqué que l'épaisseur des zones cérébrales affectées par le stress diminuait quand l'enfant pratiquait un instrument, les chercheurs se sont également rendus compte que jouer de la musique pouvait favoriser le contrôle et la coordination des mouvements. En d'autres termes, jouer d'un instrument réduit l'anxiété et stimule d'autres parties du cerveau, comme celles en charge de la mémoire, l'attention, l'organisation et la planification du futur.


Une place dans le cerveau pour la musique


Une équipe du Massachusetts Institute of Technology (MIT) dans une étude publiée dans la revue Neuron en décembre 2015, a identifié un ensemble de neurones dédié à l’écoute de la musique.

Les chercheurs ont montré que leur protocole d'analyse avait décelé une deuxième voie neuronale dans le cerveau, dont les scientifiques avaient déjà des preuves et qui est syntonisée avec les sons  générés par le langage. Ils ont aussi montré que les circuits de la parole et la musique se trouvent dans différentes parties du vaste cortex auditif du cerveau, où tous les sons sont interprétés, et que chacune est en grande partie sourde aux lignes directrices de l’autre. Quand il s'agit de répondre aux chansons contenant des paroles, il y a une superposition.

Afin d'identifier les sons ou les éléments sonores si essentiels, puisque le cerveau alloue une partie de la matière grise à la tâche de les détecter, les chercheurs ont obtenu un ensemble de 165 fragments sonores distincts et facilement identifiables de deux secondes chacun. Puis ils ont scanné le cerveau de 10 volontaires (aucun d'entre eux n’était musicien) pendant qu’ils écoutaient ces fragments sonores.

Ils se sont concentrés sur la région auditive du cerveau, située dans les lobes temporaux juste au-dessus des oreilles ; ils ont analysé mathématiquement les voxels (pixels en trois dimensions) des images pour détecter les modèles d'excitation ou de calme neuronal.

Ils ont généré six modèles de base de la réponse, six manières dont le cerveau a catalogué les bruits entrants.

En assemblant les fragments de son avec les modèles d'activation, les chercheurs ont déterminé que quatre modèles étaient liés à des propriétés physiques générales du son comme le ton et la fréquence.

Le cinquième suivait la perception du langage du cerveau, et quant au sixième les données sont devenues opérationnelles en révélant un site spécifique neuronal dans la rainure du cortex auditif, qui a réagit à tous les fragments musicaux reproduits par les chercheurs.


L'impact de la musique sur le cerveau et les capacités intellectuelles

Par tout son système organisationnel, c’est-à-dire les notes, les mesures, les rythmes, le tempo et l’harmonie, la musique fait appel au cerveau gauche de l’enfant par leurs fonctions logiques, symboliques et analytiques.

De la même façon, par son expressivité, soit dans l’écoute ou l’exécution, la musique fait appel au cerveau droit dans ses dimensions affective et non-verbale de la communication, dans la créativité et l’imagination.

Donc la musique dans ce qui la constitue demande une collaboration constante entre les deux hémisphères du cerveau, ce qui favorise une activité humaine plus harmonieuse.

L’ouïe est le premier sens qui se développe, même à l’état utérin chez l’enfant, la musique siège dans les premières couches du cerveau. Ce qui l’amène à avoir un impact sur les différentes couches de celui-ci. Entre autres elle touche au système limbique où elle rejoint la vie émotionnelle, et également les relations sociales par ses interrelations des sons au point de vue harmonique (plusieurs notes jouées de façon simultanées) ou polyphonique (plusieurs instruments qui jouent en même temps). Et toute la transposition de symboles musicaux en émission sonore sur un instrument demande les fonctions symboliques et abstraites du cortex.

La musique par son aspect plaisant a un impact sur le système limbique  qui a des liens avec le plaisir, la satisfaction et la motivation , puisqu’une information chargée émotivement va provoquer l’activation du cortex et s’engrammer (laisser une trace) plus profondément, ce qui joue un rôle important dans la formation de la mémoire à long terme.

Au point de vue corporel, la musique dans son exécution, permet le développement de la motricité grosse et fine, ainsi que de la coordination. Elle permet également l’apprentissage de la gestion énergétique.

De plus, par son essence, la musique favorise le développement de la concentration et de l’attention, et de toutes les gestions émotionnelle, relationnelle et d’expression.


Musique, Développement et Apprentissage


L’apprentissage de la musique favoriserait notamment le développement des habiletés cognitives, langagières, psychomotrices et sociales. Il a été démontré que l’étude de la musique améliorerait la pensée abstraite dès la petite enfance. Les activités d’écoute, de discrimination sonore et les jeux rythmiques aideraient également à stimuler le développement de la conscience phonologique (pré-lecture) avant l’entrée à l’école.

De plus, par l’entremise d’activités rythmiques, la musique serait un médium unique pour améliorer la coordination, l’équilibre, le tonus et l’orientation spatiale. Enfin, l’apprentissage de la musique aurait des retombées notables sur les interactions avec les pairs et sur la facilité à exprimer ses sentiments.

L’écoute, mais surtout l’apprentissage de la musique, peut avoir un certain impact sur le développement de la mémoire. À l’aide de techniques d’imagerie cérébrale, il a été démontré que la région du lobe temporal gauche, liée à la mémoire verbale, est plus développée chez les enfants et les adultes qui pratiquent régulièrement la musique. Les impacts de l’apprentissage musical sont aussi considérables sur les plans sensoriel et moteur.


Musicothérapie


La musique et la médecine sont deux arts complémentaires depuis les origines de l’humanité.

La liaison Musique-Médecine peut s’appeler Musicothérapie dès le moment où elle repose sur un protocole scientifique qui exige des recherches rigoureuses établissant les effets de la musique, des sons et des rythmes sur l’être humain.

Les deux principales méthodes utilisées en musicothérapie sont la musicothérapie active et la musicothérapie réceptive.

La musicothérapie active est créée par le patient qui chante ou joue d’un d’instrument mis à sa disposition ; son impératif technique est d’établir la communication. C’est la méthode la plus utilisée chez l’enfant : elle permet en effet la rupture de la quotidienneté, la conjuration de l’angoisse par le jeu, la réhabilitation du vécu corporel, le développement des possibilités d’expression et du désir de communication,

La musicothérapie réceptive, appelée aussi passive, consiste à écouter un programme sonore, choisi et prescrit par un thérapeute. Elle permet la production d’effets régressifs et l’ouverture des canaux de communication qui donnent accès à la dynamique psychique, le déclenchement d’effets réactifs, la rééducation émotionnelle, l’atténuation de l’agressivité, le rétablissement des rythmes biologiques  tout corps vivant est animé par des vibrations rythmiques , la relaxation et la détente.


L’importance de la musique pour le développement du bébé

Les bienfaits de la musique pour le fœtus


In utéro, les émotions du fœtus sont décuplées lorsqu’il entend de la musique. Bien avant la formation de son système auditif, l’enfant perçoit les vibrations des sons de l’extérieur grâce aux os de son crâne et au bassin maternel qui agissent comme des résonateurs. Ainsi, dès la 7ème semaine de grossesse, les vibrations de la musique ou des divers sons perçus procurent à l’enfant ses premières vraies émotions.


La femme enceinte qui chante fait aussi profiter son bébé, car dans l’utérus, il est très sensible à la voix de maman qui est conduite par le liquide amniotique et amplifiée par le bassin. Les sons et les vibrations viennent comme des vagues caresser ses petites lèvres et ses mains.

Plus tard dans la grossesse, aux vibrations viennent s’ajouter la capacité d’entendre les sons. Le fœtus est plus sensible aux sons graves, les fréquences hautes étant filtrées par le liquide amniotique et la paroi abdominale de la maman.


L’impact de la musique sur le développement des tout-petits


Lorsqu’il vient au monde, le patrimoine auditif du bébé est déjà considérable. Dès sa naissance, le nouveau-né est très sensible aux sons, à la musique et à son environnement. Les basses fréquences facilitent son endormissement plusieurs mois après sa venue au monde.

Il est doté d’une mémoire auditive qui va influer sur son tempérament. La musique que la mère a écoutée durant la grossesse va éveiller en lui les anciens souvenirs de sa vie utérine. Elle lui permettra de ressentir les émotions éprouvées dans le ventre. Il se rappellera des sensations de chaleur, de confort et de protection lorsqu’il était niché dans l’utérus et qu’il entendait les battements rassurants du cœur de la mère. Résultat : le bébé est calme, détendu, apaisé.

L’écoute de la musique contribue au développement de ses diverses habiletés :

Motricité globale. En entendant une chanson qui lui plaît, il se balance ou sautille dans les bras d’un adulte, puis quand il se tient assis, il se tortille. Debout, il fléchit ses genoux de façon rythmée, remue ses bras, ses mains.

Motricité fine. Les activités comme secouer un hochet, taper sur un clavier musical ou taper dans ses mains aident l’enfant à contrôler les mouvements de ses mains et de ses doigts.

Langage. Pour les bébés, apprentissage musical et apprentissage du langage sont étroitement liés. Quand on lui chante des chansons ou des comptines, il développe sa sensibilité musicale mais aussi ses capacités langagières. On lui offre ainsi l’accès à l’expression orale et à un vocabulaire riche. La mise en musique aide à la mémorisation des mots, des phrases et des histoires. De plus, faire écouter différentes musiques développe sa capacité à s’émouvoir.

Capacités cognitives. Quand un enfant écoute de la musique, son cerveau est fortement sollicité. De cette façon, la musique favorise son développement logique, la capacité de se concentrer et la mémorisation. Elle l’aide aussi à accroître sa curiosité et l’aide à mieux comprendre et interpréter le monde qui l’entoure, tout en stimulant sa créativité.

Capacités sociales. Un enfant qui vit avec la musique développe une capacité de communication plus étendue avec son entourage.

Activités pour stimuler le bébé par la musique


L’éveil et la stimulation par la musique amèneront l’enfant à développer sa capacité d’adaptation aux différentes situations de la vie courante puisqu’il fera appel à son écoute, sa concentration et sa curiosité.

Pour obtenir ces bienfaits, l’éveil de l’enfant par la musique doit idéalement se faire au quotidien. Il n’est pas nécessaire de posséder de grandes connaissances musicales ni de savoir jouer d’un instrument. Il s’agit plus simplement de laisser libre cours à l’imagination et aux souvenirs de la propre enfance. Les moindres activités musicales enregistrées dans la mémoire peuvent inspirer puisque l’éveil est et doit demeurer un moment de partage entre l’adulte et l’enfant.

Le bébé est capable d’entendre dès le sixième mois de grossesse; il perçoit les rythmes de la voix de maman et du cœur, les bruits extérieurs qui sont déformés et même la voix de papa.

Dès sa naissance, l’enfant reconnaît la voix de maman parmi celles qui l’entourent. Il sait distinguer et réagir de différentes manières selon les bruits qu’il entend. Durant ses six premiers mois, il développe un répertoire de vocalises comprenant tous les sons.

La berceuse est la première chanson du bébé. C’est un moment très privilégié d’échange avec les parents. Tout le stimule : le contact physique intime, la stimulation de ses oreilles de même que le doux va-et-vient des bras qui bercent favorisent le développement de son cerveau. La berceuse, pour sa part, sera réservée au moment de l’endormissement : préparation au sommeil ou retour au calme, pour amener le silence qui berce et protège.

Les comptines remplacent les berceuses. Les mois passent et ces chansons entrainantes sont souvent associées à des jeux de mains, de doigts. Grâce à ce mélange des voix et des gestes, le bébé ne se lasse pas, car le jeu n’est jamais le même. La comptine étant l’expression traditionnelle des jeux vocaux entre l’adulte et l’enfant, elle est utilisée durant les moments d’éveil (soins d’hygiène, repas, jeux, etc.). Elle enrichit les situations quotidiennes puisque l’adulte l’accompagne généralement de gestes d’amour et d’attention.


Les bienfaits de la musique sur le développement des enfants


La musique a plusieurs bienfaits sur le développement des enfants. De plus, une expérience musicale dans la petite enfance favorise le développement de la sensibilité musicale.

Le langage


La pratique de la musique enrichit la conscience phonologique et la reconnaissance des mots. Elle favorise la perception auditive, la mémoire phonologique et le développement des capacités d’écoute.

Les habilités cognitives


L’apprentissage de la musique a des impacts sur le développement de la mémoire. Il a été démontré que la région du lobe temporal gauche, liée à la mémoire verbale, est plus développée chez les enfants qui pratiquent régulièrement la musique.

La motricité et l’orientation spatiale


L’apprentissage musical a des impacts considérables sur les plans sensoriel et moteur. Les jeunes musiciens ont une meilleure planification et exécution de mouvements.

Les mathématiques et la pensée abstraite


Plusieurs recherches indiquent que diverses composantes de la musique contribuent à une meilleure maîtrise des notions de fractions. La pensée abstraite peut être améliorée avec l’étude de la musique dès la petite enfance.

De plus, la musique apprise comme une expérience corporelle favorise le développement des compétences à plusieurs niveaux :

L’attention / sens de l’écoute


Le fait d'associer le son avec le mouvement motive aux enfants à écouter attentivement pour savoir ce qu’ils doivent faire activement avec leur corps. Ainsi, l'attention des enfants va être stimulé et maintenue. Les enfants qui sont capables de soutenir leur attention pour plus longtemps sont des enfants qui ont un apprentissage plus efficace dans leur vie scolaire.

La mémoire corporelle


Le mouvement corporel est au centre du processus de l’apprentissage et il stimule la mémoire. Apprendre par le mouvement physique et la mémoire du corps aide au cerveau à mieux mémoriser et à apprendre. La mémoire corporel est une source d’apprentissage à vie.


L’intelligence corporelle



Elle est stimulée par l’association du mouvement avec la musique. Les activités rythmiques ont des impacts positifs sur l'intelligence corporelle dans la mesure qu'elles améliorent la coordination, l’équilibre, le tonus et l’orientation spatiale.


L’expressivité



Développer la capacité d’exprimer des émotions par les mouvements et d’exprimer les sons qu'ils ressentent avec leurs corps, aide les enfants à gagner leur assurance en soi, et les permet d'avoir une expression corporelle plus libre et naturelle. Développer l’expressivité des enfants stimule leur intelligence émotionnelle et facilite leur interaction avec leurs pairs.


La capacité d’adaptation


Le fait de participer dans un cours dynamique, étant conscient des rythmes et de l'intensité, et pouvoir apprendre à les suivre avec le corps et l’esprit, favorise chez les enfants une meilleure capacité d’adaptation à la vie sociale et du groupe.

L’imagination et la créativité


La conscience sur notre corps comme une unité favorise la connectivité et la synchronisation en stimulant le pouvoir de l’imagination et de la créativité.


Comment motiver les enfants à la pratique d'un instrument de musique


Beaucoup de parents souhaitent que leurs enfants apprennent à jouer d'un instrument de musique, Soit le piano, le violon ou la guitare. Cependant, beaucoup d'enfants préfèrent jouer avec leurs appareils électroniques, jouer des jeux vidéo ou faire du sport.

Beaucoup d'enfants n’ont pas un talent naturel ou la passion pour l'apprentissage de la musique, mais l'intérêt pour la musique peut être cultivé dans la plupart des enfants.

La clé pour motiver un enfant à s’intéresser à un instrument et apprendre à l'utiliser est de commencer jeune, au départ en les exposant à écouter la musique, le chant, la danse.

Il est important de déterminer s'ils sont prêts ou s’ils ont la maturité suffisante pour choisir un instrument et des leçons. Cependant, les parents peuvent commencer à aider leurs enfants à développer des compétences simples pour identifier des rythmes musicaux, mélodies, ou des instruments. Ils peuvent prendre des leçons lorsqu'ils sont assez âgés pour promouvoir leur compréhension de la musique.

L’important est de mettre les enfants en contact avec la musique. Plusieurs recherches indiquent que les petits devraient être exposés à la musique au moins 20 minutes par jour. En contexte familial, plusieurs activités peuvent être favorisées.

Les faire écouter différents styles de musique afin de les initier aux différentes cultures musicales. Chanter avec eux. Leur réciter également de nombreuses comptines pour favoriser le développement de la mémoire, le langage oral et les habiletés rythmiques.

À quel âge l’enfant peut-il commencer l'apprentissage d'un instrument de musique ?


Vers l'âge de sept ans, l'enfant a plus de chances d'être prêt physiquement et intellectuellement à commencer une formation musicale, car cette période coïncide avec l'apprentissage de la lecture et de l'écriture. L'âge recommandé pour commencer à apprendre à jouer d'un instrument varie cependant en fonction de l'instrument choisi.

Apprendre à jouer d'un instrument demande une certaine maturité et exige de la discipline. Le bonheur de faire de la musique rime avec plaisir, mais implique également la pratique, la constance et l'effort.

L'enfant qui n'est pas prêt risque de trouver les pratiques quotidiennes contraignantes et il sera peut-être tenté d'abandonner à la première difficulté. Lorsqu'une expérience se révèle négative, il est difficile ensuite de convaincre l'enfant de s'y remettre, même après plusieurs années.

L'éveil musical à la maison


Avant sept ans l'éveil musical peut très bien débuter à la maison, où le parent prend le rôle d'initiateur. Celui-ci peut créer des ambiances musicales enrichissantes en favorisant l'écoute de différents styles musicaux : musique du monde, musique classique, musique pour enfants.

Se procurer de petits instruments de percussion, un harmonica ou un gros tambour et en jouer en accompagnant un disque constitue déjà une activité formatrice. Profiter de chaque occasion pour susciter l'intérêt des enfants pour la musique: chanter, danser, mimer et jouer au son de celle-ci.

La musique est importante comme patrimoine culturel familial, mais aussi universel, car elle accompagne l’enfant dans la construction de sa pensée et la découverte du monde. Les activités musicales présentées à l’enfant sont des éléments d’éducation qui façonnent les aspects physique, psychomoteur et socio-affectif de ce petit être.