samedi 17 février 2018

La Structure Cérébrale des Hommes et des Femmes




Les hommes épousent des femmes dans l'espoir qu'elles ne changeront jamais, tandis que les femmes épousent des hommes dans l'espoir qu'ils changeront. Cette phrase d'Albert Einstein sert à illustrer comment les hommes et les femmes sont différents à bien des égards. Et si nous nous introduisions dans le cerveau des deux sexes, nous pourrions observer qu'il existe des différences notables dans les connexions neurales entre les deux, les mêmes qui soutiennent les différences au niveau cognitif et comportemental.

Les cerveaux des hommes et des femmes ne sont pas structurés de la même manière, du moins en termes de connexions entre les hémisphères. Des scientifiques américains ont analysé les circuits neuronaux d'environ un millier d'hommes et de femmes, de l'enfance à l'âge adulte.

Le connectome  carte des connexions neuronales  souligne que certaines différences dans les comportements des hommes et des femmes peuvent être attribuées à la façon dont nos cerveaux sont “connectés” en interne.


Les différences entre les hommes et les femmes sont dans les connexions du cerveau


Une étude menée par différentes institutions de recherche américaines publiée dans les Actes de l'Académie nationale des sciences (PNAS) en avril 2016, fait valoir que le cerveau humain héberge à la fois des caractéristiques masculines et féminines.

Des travaux antérieurs ont montré qu'il existe des différences entre les sexes au niveau du cerveau, mais une étude avec autant de participants pour observer les connexions neuronales dans tout le cerveau n'avait jamais été faite.

Le travail souligne que les modèles de connectivité du cerveau des hommes forment un système plus efficace pour des actions coordonnées et des perceptions. Au contraire, dans le cerveau féminin, les connexions favorisent le raisonnement analytique, le traitement de l'information et l'intuition.

Les cerveaux de 949 personnes entre 8 et 22 ans ont été analysés afin d'observer les différences entre les deux sexes. Pour cela, ils ont utilisé une technique appelée imagerie du tenseur de diffusion (DFI), qui est basée sur la formation d'images cérébrales tridimensionnelles qui capturent le mouvement de l'eau dans le cerveau. Ainsi, les chercheurs peuvent connaître les connexions structurelles dans le cerveau.

Pour vérifier les différences spécifiques dans les circuits neuronaux entre les différentes régions du cerveau et dans les deux sexes, les auteurs ont divisé les individus par tranches d'âge selon les stades de vie : l'enfance, l'adolescence et l'âge adulte.

Les différences cérébrales vont exactement dans ce sens : les plus fortes connexions chez l’homme au sein d’un même hémisphère accélèrent la vitesse de traitement des informations et les tâches liant la perception à l’action. Les plus fortes connexions chez la femme entre les deux hémisphères favorisent l’intégration du raisonnement et de l’intuition, produisant une meilleure intelligence émotionnelle  capacité d’analyser son propre ressenti et celui des autres , à l’exprimer et à agir en société, domaine où les femmes tendent à faire mieux que les hommes, et un meilleur niveau de langage.

Selon les chercheurs il y a une plus grande proportion de fibres myélinisées dans les hémisphères cérébraux des hommes, ce qui suggère qu'elles sont optimisées pour la communication dans chaque hémisphère. Cependant, les cerveaux des femmes sont préparés pour la communication entre les hémisphères.

Les 949 personnes ont aussi passé des tests de comportement. Les scientifiques ont observé que les femmes obtiennent de meilleures performances dans les domaines de l’attention, de la mémoire des mots et des visages, et de la cognition sociale (émotions, raisonnement en situation sociale, prise de décision collective), les hommes ayant de meilleurs résultats dans la perception de l’espace, le repérage tridimensionnel et la vitesse d’exécution sensorimotrice.

Cette étude donne plus d'arguments pour expliquer pourquoi les hommes sont bons pour certaines tâches et les femmes pour d'autres. Par exemple, les hommes sont en moyenne plus aptes à apprendre et à exécuter une seule tâche, comme faire du vélo, du ski ou la navigation. Les femmes ont une mémoire supérieure et une plus grande intelligence sociale qui les rendent plus aptes à exécuter de multiples tâches et à trouver des solutions pour le groupe.

Ces différences se mettent en place dès l'adolescence, d'abord au niveau frontal, puis à l'entrée dans l'âge adulte, dans l'ensemble de l'encéphale.

On peut dire que les hommes et les femmes possèdent statistiquement des structures de connectome  organisation des connexions de la substance blanche dans le cerveau  qui diffèrent.


Il n'y a pas de différences significatives entre les deux sexes dans l'amygdale  les femmes et les hommes ressentent les émotions de la même manière


Une étude sur les différences entre les cerveaux des hommes et des femmes, menée par l'Université Rosalind Franklin de médecine et de sciences (Chicago), publiée dans NeuroImage en janvier 2017, a révélé que dans l'espèce humaine il n'y a pas de différences significatives entre les deux sexes dans une zone spécifique du cerveau : l'amygdale.

L'amygdale  petite portion du cerveau  est la partie du cerveau responsable des émotions, de l'empathie, de l'agression et de l'excitation sexuelle.

Les résultats sont en contraste avec ceux des études animales (par exemple, chez les rats), qui ont indiqué que l'amygdale est disproportionnellement plus grande dans les cerveaux masculins. En transférant ces résultats à l'homme, il a été suggéré que cette différence de taille contribuerait à des différences sexuelles dans l'émotivité et dans la prévalence de troubles tels que l'anxiété et la dépression.

La présente étude a consisté en une méta-analyse avec une approche statistique dans laquelle les résultats de plusieurs enquêtes précédentes ont été combinés ; Des dizaines d'études réalisées avec une technique appelée résonance magnétique cérébrale.

Au total, 58 comparaisons publiées du volume de l'amygdale ont été analysées dans des groupes d'hommes et de femmes en bonne santé (ou de garçons et de filles). Bien que ces études rapportent que l'amygdale est environ 10% plus grande dans le cerveau des hommes, cette différence est comparable à la plus grande taille du corps des hommes et, plus spécifiquement, est liée au 12% de plus de volume du cerveau qu'ils ont, par rapport aux femmes.

Après correction des mesures pour les ajuster à la taille totale du cerveau, la différence entre les hommes et les femmes du volume de l'amygdale était négligeable (<0,1% dans l'amygdale droite et 2,5% dans l'amygdale gauche), et non statistiquement significative.


L'hippocampe des hommes et des femmes est tout aussi grand


Une équipe de neurologues de la Rosalind Franklin University of Medicine and Science (États-Unis), sur la base d’une vaste étude publiée dans la revue NeuroImage d’août 2015, affirme que la taille de l'hippocampe, la partie du cerveau associée à la consolidation de nouveaux souvenirs et à la connexion des émotions avec les sens, est pratiquement la même, chez les hommes et les femmes.

L'équipe a analysé les résultats de 76 études impliquant plus de 6.000 participants en bonne santé (d'âges et de situations sociales différents) et dont les cerveaux avaient été scannés sous imagerie par résonance magnétique (IRM).

Résultat : elle n'a constaté aucune différence significative de la taille de l'hippocampe entre les hommes et les femmes. La grandeur de cette zone cérébrale varie en fonction des individus, et non selon leur sexe. Les différences anatomiques entre les hommes et les femmes sont souvent utilisées pour justifier des préjugés, tels que l'existence d'un "cerveau masculin" et d'un "cerveau féminin". Mais ces études portent sur un nombre très limité de volontaires. Grâce à leur méta-analyse, ils ont constaté que ces différences sont en vérité minimes, voire insignifiantes.

Le résultat conteste ainsi l'idée selon laquelle un hippocampe plus grand chez les femmes justifierait leur tendance à avoir une plus grande expressivité et communication émotionnelle et une meilleure mémoire verbale.

Par ailleurs la taille du corps calleux joignant les deux hémisphères  que l'on a longtemps cru plus épais (et donc contenant plus de fibres) chez les femmes  est identique entre les deux sexes.


Cerveau : Son connectome explique les différences de comportement entre hommes et femmes


Des chercheurs de l’Université de Pennsylvanie ont publié, dans la revue Philosophical Transactions de la Royal Society B en février 2016, l’étude des différences de câblage entre les neurones au cours de l’évolution des hommes et des femmes à travers les âges.

L’équipe est partie de ses précédents travaux de 2013 publiés dans les Actes de l’Académie des Sciences américaine, qui identifiaient déjà des différences de "câblage" entre les hommes et les femmes.

Les chercheurs ont étudié les scans du cerveau par imagerie du tenseur de diffusion (DTI) de 900 enfants et jeunes adultes, âgés de 8 à 22 ans, en bonne santé. Les participants ont également passé toute une batterie de tests neuro-cognitifs, l’objectif étant d’identifier comment les différences structurelles observées dans le cerveau peuvent être liées à des différences de comportements masculins et féminins. Il est par exemple connu qu’en moyenne, les hommes sont plus susceptibles de faire mieux dans l’apprentissage et l’exécution d’une seule tâche et les femmes d’avoir une mémoire et des compétences sociales supérieures. L’équipe est ainsi parvenue à développer un “connectome structurel”, comparable à une cartographie ou feuille de route du cerveau, pour chaque participant.

Le connectome humain ou carte des connexions neuronales est un outil important dans la recherche sur les différences sexuelles. Car cet aperçu des différences cérébrales entre hommes et femmes ouvre des implications considérables pour la médecine personnalisée mais aussi pour le traitement de toute une série de maladies caractérisées par un sexe-ratio déséquilibré. Les différences dans la cause et la progression de certaines maladies selon le sexe peuvent également influencer le choix du traitement. L’exemple de l’autisme est donné, avec son incidence bien plus élevée chez les hommes. Idem pour la schizophrénie, un trouble également beaucoup plus fréquent chez les hommes, et dont l’apparition et la sévérité diffèrent entre les sexes.

Une interaction complexe entre plusieurs caractéristiques du mécanisme neuro-biologique définit ce lien entre les différences de réseaux neuronaux et les comportements : l’équipe a recherché et identifié ces différences de connectivité au niveau de sous-réseaux définis en fonction des caractéristiques structurelles, des systèmes fonctionnels et des domaines de comportement (ex : capacités motrices, motivation sociale, contrôle cognitif…).

Cette étude révèle une connectivité structurelle forte dans les sous-réseaux du cerveau impliquées dans les fonctions motrices, sensorielles et exécutives correspondant à des compétences motrices et spatiales supérieures  en moyenne  chez les hommes.

Chez les femmes, la connectivité est plus élevée dans les sous-réseaux associés aux tâches cognitives, sociales, d’attention et de mémoire, ce qui corrobore une capacité de mémoire et des compétences sociales plus développées chez les femmes.


Il n'y a pas un cerveau masculin et un cerveau féminin


Un groupe de chercheurs israéliens, allemands et suisses de l'université de Tel Aviv selon une étude publiée dans les Actes de l'Académie nationale des sciences (PNAS) en décembre 2015, a comparé l'anatomie de 1.400 cerveaux d'hommes et de femmes pour conclure qu’au lieu de deux catégories, il y a une mosaïque cérébrale.

Le cerveau de chacun est une mosaïque avec des éléments féminins et masculins.

Les chercheurs ont recueilli des images cérébrales de volontaires provenant de divers projets scientifiques. Les neuro-images ont été obtenues avec de différentes technologies et méthodes pour éviter les biais. Alors que certaines déterminent mieux l'épaisseur du cortex cérébral, d'autres enregistrent la structure et les dimensions des différentes zones du cerveau.

Il n'y a pas de région dans les échantillons qui révèle une distinction claire entre une forme masculine et une forme féminine, c'est-à-dire que ce soit évident chez les hommes ou seulement chez les femmes. En réalité, il existe un fort degré de chevauchement entre les femmes et les hommes dans toutes les régions étudiées. Si on représentait les données dans un graphique, on verrait deux courbes en forme de cloche, presque identiques et quasiment superposées.

Pour qu'un cerveau humain soit classé exclusivement comme celui d’un homme ou d’une femme, les scientifiques expliquent qu'il devrait y avoir un haut degré de dimorphisme et une grande cohérence interne dans les caractéristiques déterminantes. Mais la comparaison entre la substance blanche, la matière grise et les connexions cérébrales de 1400 images obtenues par résonance magnétique du cerveau de femmes et hommes, âgés de 13 à 85 ans, a conclu que les caractéristiques des deux sexes se chevauchent. Il y a des traits qui sont plus présents dans l'un ou l'autre sexe, mais il n'y a pas de barrière claire qui sépare l'un de l'autre. Ils ont découvert une trentaine de régions cérébrales qui, de façon générale, sont légèrement plus volumineuses chez un sexe que chez l’autre. Par exemple, l’hippocampe, une structure responsable de la mémoire, et le noyau caudé, impliqué dans le mouvement, sont en moyenne un peu plus gros chez l’homme.

La plupart des humains ont des cerveaux composés de mosaïques de caractéristiques qui les rendent uniques, certains sont plus communs chez les femmes que chez les hommes et d'autres plus chez les hommes que chez les femmes et d'autres sont communs aux hommes et aux femmes. Ce qui signifie que, quand il s'agit de la structure du cerveau, il y a plusieurs façons d'être une femme. Autant que d'être un homme.


Les hommes ont plus de matière blanche, et les femmes ont plus de matière grise


Une étude de l'Université de Pennsylvanie, publiée dans ScienceDaily en 1999, après avoir analysé 949 personnes en bonne santé (521 femmes et 428 hommes) entre 9 et 22 ans au moyen des scintigraphies cérébrales, a conclu que les réseaux cérébraux pouvaient expliquer les différences de comportement entre les deux sexes et certaines croyances communes sur leur comportement, telles que les hommes ont plus de motricité, ou que les femmes ont plus d'intuition.

Après avoir réalisé une IRM auprès de 80 volontaires sains, entre 18 et 45 ans, il a été conclu que les femmes ont un pourcentage plus élevé de matière grise, et les hommes ont un pourcentage plus élevé de matière blanche, en plus d'une plus grande quantité du liquide céphalo-rachidien. En fait, cette plus grande partie de la matière grise chez les femmes serait assez logique, car on sait que les femmes tendent à avoir un crâne plus petit, donc elles n'auraient pas besoin d'autant de matière blanche  connexion entre les aires cérébrales  pour l'espace anatomique.

En outre, les chercheurs spéculent que ce pourcentage supplémentaire de matière grise contribuerait aux différences de fonctionnement cognitif entre les hommes et les femmes, en particulier pour la capacité de ces dernières à surpasser les hommes dans des tâches telles que la langue.

La recherche a révélé chez l'homme une plus grande connectivité neuronale de l'avant vers l'arrière, et dans l'un des hémisphères, ce qui suggère que son cerveau était structuré pour faciliter la connectivité entre le centre de perception et l'action coordonnée. Quant aux femmes, ces connexions reliaient l'hémisphère droit  où se trouve la capacité d'analyse et de traitement de l'information  à l'hémisphère gauche, centre de l'intuition.

Ce qui expliquerait pourquoi les femmes sont plus intuitives, ont une meilleure mémoire, des compétences sociales et une intelligence émotionnelle, et pourquoi les hommes ont une meilleure coordination et perception de l'espace, sont plus orientés vers l'action, et sont meilleurs à des tâches qui exigent réponse immédiate.

La partie gauche du cerveau est responsable de la pensée logique, tandis que la droite correspond à l'intuitif. De cette façon, si une tâche implique les deux processus, il semble que les femmes pourraient faire mieux.

Selon les chercheurs, ces résultats suggèrent que les cerveaux masculins sont structurés pour faciliter la connectivité entre la perception et l'action coordonnée, tandis que les cerveaux féminins seraient conçus pour faciliter la communication entre les modes de traitement analytique et intuitif.

L'étude a conclu que les hommes étaient plus aptes à apprendre et à effectuer une seule tâche, tandis que les femmes avaient une mémoire supérieure et une plus grande intelligence sociale.

Le cerveau est divisé en deux grandes zones : la matière grise (noyaux neuronaux) et la matière blanche (connexions entre neurones). Il se compose de trois structures : le cerveau, le cervelet et le tronc cérébral.

D'autre part, le cerveau est divisé en hémisphères droit et gauche, où l'on trouve la matière grise et la matière blanche. Le cortex  la zone plus externe  est composé de matière grise, où se trouvent les noyaux neuronaux. Cette matière grise contient les zones spécialisées dans les tâches cognitives comme mémoire, attention, conscience, pensée ou langage. Cette matière grise occupe 40% du cerveau, tandis que la substance blanche occupe l'autre 60%.

La matière blanche permet la communication vers et depuis la matière grise, et entre les différentes zones du corps et ladite matière grise, où l'information sera finalement traitée dans le cortex.

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Différences entre les cerveaux des hommes et des femmes


Au-delà du féminisme moderne et des autres tendances de la mode, hommes et femmes ne sont pas exactement les mêmes, ils le sont en tant qu'êtres humains, dans leurs valeurs et leurs droits, mais du point de vue biologique, l'évolution les a dotés de systèmes nerveux différents pour effectuer les rôles nécessaires à la survie de l'espèce, ce qui se produit dans tout le règne animal.


Spécialisation cérébrale


Bien que le cerveau de l'être humain en général puisse effectuer de nombreuses tâches et se concentrer sur certaines plus spécifiques que d'autres, la vérité est que l'appareil mental de l'homme est plus orienté vers la spécialisation, c'est-à-dire que certaines parties de chaque hémisphère mettent l’accent sur certaines tâches. Dans le cas des femmes, il y a une utilisation plus intégrale des deux hémisphères dans un plus grand nombre d'activités, ce que l'on appelle le multitâche.

Segmentation de l'information


Dans le cerveau masculin, l'information est divisée en groupes ou segments qui ne sont pas nécessairement liés, des émotions aux relations personnelles, en passant par le contenu professionnel. Au féminin, tout est lié comme un système. C'est pourquoi les femmes ont tendance à être holistiques.

Focus sur les tâches


En raison de ces différences entre les cerveaux des hommes et des femmes, les hommes ont tendance à se concentrer entièrement sur les activités qu'ils exécutent, sans se laisser distraire par d'autres aspects. Les femmes, en revanche, observent chaque événement dans le monde comme un dessin complet, chacune de ses parties interagissant.

Les sens chez l'homme et la femme


Aussi dans les sens et la perception du monde il y a des différences entre l'homme et la femme. Chez l'homme, la vue est la fonction dominante, la manière dont la plupart des informations pénètrent dans le système nerveux. Chez les femmes, tous les systèmes fonctionnent ensemble, comme les aveugles, elles ont très développés les sens de l'ouïe, de l'odorat et du toucher, mais ajoutés à la vision.

Hémisphères cérébraux et capacités cognitives


Chez l'homme, l'hémisphère cérébral gauche a une plus grande dominance. Dans le cas des femmes, il y a un équilibre dans l'utilisation des deux hémisphères, le gauche et le droit. C'est pourquoi dans les compétences cognitives, on observe que les hommes ont plus tendance à être bons en mathématiques et en opérations de calcul, alors que les femmes ont une facilité pour le langage, une activité qui nécessite l'utilisation de plusieurs zones du cerveau.

Capacité de planification


Les aires du cortex pré-frontal, sièges des fonctions exécutives, sont plus volumineuses chez les femmes que chez les hommes. Cela expliquerait pourquoi les femmes ont plus de fonctions de planification, d'organisation et de contrôle des impulsions.

Empathie émotionnelle


Cette capacité à se mettre à la place des autres et à comprendre leurs sentiments est plus présente chez les femmes, et cela est dû aux différences dans le système des neurones miroirs, qui est activé lorsque nous reconnaissons les émotions dans l'expression des autres. D'un autre côté, les hommes utilisent davantage le système des unions temporo-pariétales, c'est-à-dire l'empathie cognitive qui conduit à la recherche de solutions.

Mémoire émotionnelle


L'amygdale, important pour se souvenir des événements émotionnels réagit différemment chez les hommes et les femmes. Les premiers conservent plus le souvenir de l'essence, c'est-à-dire que l'amygdale droite est plus activée, le contraire des femmes qui se rappellent davantage les détails.

Orientation et vision spatiale


L'hippocampe, la structure du cerveau pour l'orientation spatiale, est plus élevée chez les femmes que chez les hommes. Cela expliquerait pourquoi les hommes ont tendance à estimer les distances, alors que les femmes se basent sur des points de référence spécifiques.

Un cerveau plus grand


En moyenne, le cerveau des hommes est plus grand que le cerveau des femmes, mais ce n'est pas synonyme de plus ou moins d'intelligence. La raison est basée sur le dimorphisme sexuel associé à la plus grande taille corporelle des hommes. Cependant, les différences d'intelligence sont davantage attribuées aux connexions neurales, liées à la charge génétique de chacun et à ses expériences personnelles.

Agressivité


Les hommes ont la zone prémamilaire surdimensionné, une région de l'hypothalamus liée à la défense du territoire qui est plus active que chez les femmes.

Comportement sexuel


La partie du cerveau des hommes qui traite la sexualité est deux fois plus grande que celle des femmes, et chez les autres mammifères comme les rongeurs, les mâles ont ce comportement jusqu'à 7 fois plus grand.

Cerveau multitâche


Selon une étude réalisée par l'Université de Pennsylvanie en 2013, les femmes ont le don de pouvoir faire plusieurs choses en même temps, contrairement aux hommes. Cependant, il est également vrai que le résultat n'est pas toujours efficace.




Les résultats de toutes ces investigations suggèrent que les cerveaux des hommes et des femmes sont très différents mais aussi très similaires. Autrement dit, ils impliquent que la discussion sur le dimorphisme cérébral sexuel des humains n'a pas une réponse simple. Cela ne devrait pas nous surprendre, compte tenu de la complexité de cet organe, considéré comme un fait évolutif exceptionnel.

D'un point de vue médical, il est important de comprendre les différences entre les deux sexes, car elles peuvent aider à comprendre pourquoi les hommes et les femmes souffrent de différentes maladies mentales et comment les traiter. Par exemple, on sait que les hommes sont beaucoup plus enclins que les femmes à développer l’autisme et que les femmes sont plus sujettes à la dépression ou à l'anxiété que les hommes.

Certains spécialistes pensent que les différences entre les cerveaux masculins et féminins sont dues à la division traditionnelle du travail qui existe non seulement chez les humains, mais aussi chez d'autres animaux qui nous ont précédés sur l'échelle phylogénétique.

Voir…



mardi 6 février 2018

Phosphure d'Aluminium – Insecticide Mortel





Un insecticide est un produit qui, dans certaines circonstances et concentrations, est toxique et mortel pour les organismes considérés comme nuisibles pour les grains entreposés. Les insecticides peuvent être des produits naturels, tels que le pyrèthre (d'origine végétale) et la terre de diatomées (d'origine minérale), ou des produits chimiques développés par des laboratoires spécialisés dont l'objectif principal est la lutte contre les ravageurs avec le moins de mal possible pour les personnes, les animaux domestiques et l'environnement.

Tous les insecticides synthétiques sont plus ou moins toxiques pour les humains. Par conséquent, il est important de choisir le produit de manière pratique, afin d'éviter les accidents et les contaminations graves. La FAO et l'Organisation mondiale de la santé ont établi des normes pour l'utilisation et l'application d'insecticides autorisés.

Un insecticide est un produit solide, liquide ou gazeux qui sert à contrôler le développement des insectes. Par contre, un fumigène est un gaz dont les molécules se diffusent dans l'air et atteignent plus facilement le centre de la masse du grain infesté.

Phosphine ou phosphure d'aluminium  phosphatine , est un insecticide agricole composé de phosphure d'aluminium, de carbamate d'ammonium et de paraffine, qualifié très toxique, produit d’aspect solide (comprimés plats et ronds de couleur gris-vert), qualifié comme un puissant poison respiratoire.

La phosphine est un gaz incolore et inflammable, avec peu de solubilité dans l'eau et une odeur désagréable  semblable à celle de certains composés soufrés, tels que l'odeur des œufs pourris ou de l'ail  bien que le phosphate pur soit inodore, c'est la présence de phosphines substituées qui le fait sentir. C'est un composé avec un pouvoir réducteur très considérable, qui réagit avec l'oxygène pour produire de l'acide phosphorique ; c'est de cette réactivité en tant que réducteur que provient son potentiel létal pour l'organisme.

Elle est appliquée dans les produits en vrac, les produits emballés (silos, poches, navires, etc.). Les comprimés sont utilisés tels qu'ils sont préparés en les introduisant aussi uniformément que possible, selon la posologie établie. L'application peut se faire manuellement, à l'aide de gants ou d'un équipement spécial tel que des sondes portatives qui permettent l'application dans la marchandise en vrac, à différents niveaux de profondeur.

Le produit agro-chimique le plus couramment utilisé est la phosphine, communément appelée PHOTOSXIN. C'est un produit avec une très bonne efficacité et une volatilisation rapide et ne laisse pratiquement aucune contamination. Ce produit est très efficace s'il est utilisé correctement, comme indiqué dans le carnet de sécurité international du produit, dans des silos hermétiques.

S'il est utilisé dans un espace ouvert, pendant l'évolution du produit  puisque son format est une tablette  lorsqu'il entre en contact avec l'humidité, il libère un gaz qui procède à l'élimination des contaminants, ce qui est très toxique et peut endommager gravement la santé de quiconque est proche et peut même causer la mort. C'est pourquoi il doit être maintenu au sec, car mélangé à l'eau ou à un acide, il subit une hydrolyse et donne un hydroxyde et de la phosphine PH3, un gaz très dangereux : toxique et inflammable.

Symptômes


Inhalation. La phosphine peut causer des maux de gorge, de la toux, des sensations de brûlure, des vertiges, de la lourdeur, des maux de tête, de l'essoufflement, des vomissements et des nausées.

Ingestion. Elle peut causer des douleurs abdominales, de la diarrhée, des convulsions, des nausées, des vomissements, des états de choc ou des collapsus et une perte de conscience.

Les premiers symptômes de l'exposition aiguë à la phosphine comprennent des douleurs abdominales, des nausées et des vomissements, qui sont si fréquents qu'ils rendent difficile, sinon impossible  parce que la métabolisation est rapide et non détectable  diagnostiquer une intoxication à cette substance qui agit à telle vitesse, en quelques heures. L'exposition à des niveaux plus élevés peut entraîner une faiblesse, une bronchite et un œdème pulmonaire jusqu'à ce que cela mène finalement à la mort du patient.

Les symptômes peuvent apparaître dès les premières minutes jusqu'à 24 heures après l'ingestion ou l'inhalation. La phosphine peut être produite par contact avec l'air ou l'humidité et en cas d'ingestion, par contact avec l'acide chlorhydrique dans l'estomac. Le phosphure d'aluminium peut libérer du gaz phosphine dans l'estomac et, en cas de vomissements spontanés, le gaz libéré par l'estomac peut contaminer les espaces clos tels que les espaces fermés ou les ambulances. Ces symptômes persistent pendant 3 heures après la fin de la fumigation.

Conséquences de l'empoisonnement


Le phosphure d'aluminium détruit les tissus organiques seulement en deux heures et il est mortel à des concentrations inférieures à un pour cent. Le composé résultant de la combinaison du phosphure d'aluminium avec l'oxygène est extrêmement nocif pour les êtres vivants. L'inhalation de vapeurs provenant de l'hydrolyse de cette substance provoque des dommages irréversibles aux poumons. Il n'y a pas d'antidote pour ce poison ; les dommages qu'il produit sur l'organisme sont chimiques et, par conséquent, irréversibles. L’intoxication par phosphure d’aluminium est une urgence médicale qui impose une prise en charge urgente en milieu hospitalier.

Système neurologique. Fatigue, maux de tête, somnolence, étourdissements, paresthésies et dépression du système nerveux central suivis de coma sont observés. Les convulsions ne sont pas rares après une exposition aiguë. L'anxiété et l'agitation sont observées après une ingestion aiguë de phosphure d'aluminium.

Appareil respiratoire. Il provoque la toux, la pression thoracique, la production de crachats et la dyspnée. Il peut provoquer un œdème pulmonaire (souvent les symptômes n'apparaissent qu’après quelques heures et sont aggravés par l'effort physique), la cyanose et le syndrome de détresse respiratoire aiguë.

Système gastro-intestinal. Il provoque des nausées, des vomissements, des douleurs abdominales et de la diarrhée.

Système oculaire. Il provoque des rougeurs et de la douleur.


Mesures d'action de base


* Retirer la personne de la zone contaminée et enlever les vêtements tachés ou éclaboussés.

* En contact avec les yeux, laver avec beaucoup d'eau pendant au moins 15 minutes. Ne pas oublier d'enlever les lentilles de contact.

* En contact avec la peau, laver abondamment à l'eau et au savon, sans frotter.

* En cas d'ingestion : NE PAS faire vomir, à moins d'indication contraire de la part du Centre antipoison ou d'un professionnel de la santé.

* Garder le patient au repos et maintenir la température du corps.

* Contrôler de la respiration Si nécessaire, respiration artificielle.

* Si la personne est inconsciente, l'allonger sur le côté avec la tête plus bas que le reste du corps et les genoux à demi-fléchis.

* Transférer l'intoxiqué dans un centre hospitalier et, si possible, porter l'étiquette ou l'emballage.


Mesures de sécurité


Les locaux ou parties de locaux dans lesquels pourront être envisagées les désinsectisations de stocks de grains ou de tabac à l'aide du phosphure d'aluminium devront être suffisamment isolés des locaux d'habitation pour qu'aucune émanation gazeuse ne soit à redouter.

Leur accès, ainsi que les abords délimités préalablement par des pancartes ou des barrières, seront interdits à toute personne étrangère au traitement pendant une durée préalablement fixée par le responsable de l'opération en cours.

En raison de la toxicité et de l'inflammabilité du phosphure d'aluminium, les précautions ci-après, relatives à l'aération des locaux et à la manipulation des pastilles de phosphure d'aluminium, devront être prises :

Aération des locaux : après la période d'exposition, il sera procédé au dégazage des locaux de traitement, soit par simple aération, soit par ventilation, aspiration ou tout autre procédé efficace.

La réoccupation des locaux ne pourra se faire qu'après contrôle de la teneur en phosphure d'aluminium de l'atmosphère, le taux devant être inférieur à 0,1 ppm.

La manipulation des produits traités ne pourra avoir lieu qu'après une aération de quatre jours pour le tabac en balles, et après quarante-huit heures pour les grains de céréales.

L'évacuation des gaz sera conçue de façon telle que la sécurité du personnel soit assurée au cours des opérations.


Précautions à prendre


Au cours de la détention


Les boîtes métalliques contenant des pastilles de phosphure d'aluminium devront être enfermées dans des petits containers étanches qui seront stockés dans un local aéré en permanence et fermé à clef et isolé de tous autres locaux.

Au cours de l'emploi


Afin d'éviter tout contact du produit avec les mains des opérateurs, le fabricant devra prévoir la possibilité de fournir un appareil distributeur adapté aux sondes, ou tout autre dispositif de distribution automatique.

L'introduction des pastilles devra se faire rapidement et l'opération devra être terminée avant qu'une concentration dangereuse en gaz ne soit atteinte.

Lorsqu'une boîte aura été ouverte, la totalité du contenu des tubes qu'elle renferme devra être utilisée.

Un matériel de détection devra être mis à la disposition des responsables des opérations pour permettre de vérifier à tout moment la teneur en phosphure d'aluminium de l'atmosphère extérieure des locaux de traitement et par là même leur étanchéité, ainsi que l'efficacité du système de dégazage.

Chaque opérateur devra disposer d'un masque à gaz muni d'une cartouche adéquate et prêt à être utilisé en cas de nécessité.

Des avis prévenant du danger d'utilisation de gaz toxiques ainsi que les prescriptions relatives aux consignes de sécurité devront être affichés à toutes les issues du local dès le début du traitement.

Les opérateurs devront prendre toutes les précautions généralement recommandées lors des manipulations de produits toxiques, notamment porter des gants et ne pas fumer.

Les employeurs sont tenus de mettre à la disposition de leur personnel des récipients, du savon et des détergents ainsi que de l'eau propre en quantité suffisante pour lui permettre de se laver au cours des opérations.

Après l'emploi


Après chaque opération, les mains devront être soigneusement lavées avant toute absorption d'aliments. Il en sera de même pour les gants et les récipients ; ces derniers ne pourront en aucun cas être employés à recevoir des produits destinés, directement ou indirectement, à l'alimentation humaine ou animale.


L'huile de noix de coco protège contre les toxines environnementales


Une recherche menée par Shahin Shadnia et al, publiée dans la revue Human and Experimental Toxicology en avril 2005, a révélé l'efficacité de l'huile de coco dans la neutralisation du phosphure d'aluminium.

Une étude a rapporté le cas d’un homme de 28 ans qui a ingéré une quantité létale de la substance chimique dans une tentative de suicide. Il n'y a pas d'antidote connu pour l'empoisonnement au phosphure d'aluminium. Les médecins avaient peu d'espoir de le sauver. Ils lui ont donné le traitement standard pour l'intoxication aiguë, ainsi que l'administration orale de l'huile de coco. À la surprise du personnel médical, le patient a survécu.

Les auteurs de l'étude ont recommandé que l'huile de coco soit ajoutée au protocole de traitement pour les cas d'intoxication aiguë. L'utilisation de l'huile de noix de coco pour aider à neutraliser les effets d'un poison n'est pas aussi étrange que cela puisse paraître. Les chercheurs connaissent depuis plus d'une décennie les effets détoxifiants de l'huile de coco.

Dans le livre de Dr. Bruce Fife : Cures de noix de coco  Prévenir et traiter les problèmes de santé communs avec la noix de coco (Coconut Cures  Preventing and Treating Common Health Problems with Coconut), il cite plusieurs études où l'huile de coco s'est avérée utile pour neutraliser une variété de toxines, y compris la mortelle aflatoxine.

L'aflatoxine est un poison très puissant qui provient d'un champignon qui infecte les grains, en particulier le maïs. En Asie et en Afrique, l'aflatoxine est un problème sérieux. Le maïs s'avère être la nourriture la plus contaminée par les aflatoxines. Il existe une corrélation entre l'incidence du cancer du foie causé par l'aflatoxine et la quantité de maïs consommée. Les personnes qui mangent beaucoup de maïs ont aussi les taux les plus élevés de cancer du foie.

La consommation d'huile de coco semble protéger le foie de l'effet cancérigène des aflatoxines.



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